Monde, je te salue bien bas.
Dans la perspective de refonte qui agite actuellement le service « relations lectorat » de la multinationale Mirinar Inc., j’ai en effet le devoir de ne plus simplement vous gratifier d’un « bonjour » somme toute minimaliste, mais d’employer les grands moyens pour transformer votre séjour chez nous en une certaine idée du bonheur absolu.
Alors c’est cotillons, c’est grosse soirée, c’est joie, c’est carnaval. Halte à l’hiver, halte à La Crise (si si, ça prend sa majuscule), halte à la morosité habituelle de vos vies. Nous autres, chez Mirinar Inc., avons décidé que ce jour serait le plus beau de votre vie ; en conséquent, il va vous falloir au moins agir comme si c’était le cas.
Pour vous aider dans cette démarche d’enrichissement personnel, nous nous imposons en pourvoyeurs de bonheur. Tout d’abord, afin de guider vos pas vers l’éternel extase, un premier cadeau d’une perfection que notre modestie empêche de souligner : l’appendice de Joris Hussert, mage thermogène au service du Palais Central. Un bien chic type, qui tiendra probablement le bar lors de la fête annuelle du comité d’entreprise, fête à laquelle vous serez bien entendu conviés, afin de mélanger votre bonheur au nôtre. Hussert nous fera probablement une démonstration de ses fameuses crêpes flambées, et allumera vos cigarettes (le service juridique me fait signe : fumerc’estmalnelefaitespas) d’un claquement de doigts.
Oui, je sais, cette blague des thermogènes qui flambent des crêpes par magie a déjà été utilisée dans l’un des chapitres de Mirinar, et celle des cigarettes dans un autre. Mais arrêtez un peu de m’interrompre, voulez-vous ? Une bonne recette ne devient jamais mauvaise.
Afin de rendre l’hystérie vraiment totale, notre magicien est cette semaine accompagné du chapitre 5 de la série « Les reflets du temps ». Ce chapitre s’appelle « Malaise », et se met au diapason de cette ambiance fiévreusement festive en traitant principalement de la folie lancinante d’Élodianne, des manipulations bien peu morales d’Elsy, et de la grisaille psychologique qui semble contaminer un par un les personnages de notre histoire. Joie ! Fête ! Féerie !
Là-dessus, il est temps pour moi de mettre fin à ce communiqué, et de vous laisser vaquer à votre occupation favorite : la lecture d’un nouveau chapitre de Mirinar.
Souris, monde : le nirvana est juste là.


