Où se voient réunies nombre d'ébauches et d'études offrant des moments et des interprétations de Mirinar et de celles et ceux qui y vivent.
Les visions ici offertes sont des instantanés, saisis dans le vif des modèles choisis, et complètent les illustrations plus reconnues.
C'est après la guerre contre les Rebuts, et surtout la destruction de Loffrieu, que la pénurie de métal commença réellement. Les fameuses mines de fer de la province sinistrée n'alimentant plus les forges de l'État, il fut de plus en plus difficile et onéreux de trouver du bon métal.
Nous voyons ici un panel d'armes pré et post-Loffrieu. Autrefois, l'arme la plus répandue dans l'armée régulière était l'ayguise : une lame et un manche d'égale longueur, mortelle aussi bien au corps à corps qu'à distance pour celui qui sait la manier. Mais son équilibrage, sa finesse et son poids demandent un matériau qu'on ne trouve plus aujourd'hui, à l'heure du recyclage de métaux divers et de l'économie de fer.
L'armée de l'État des Arches s'est donc spécialisée dans un armement plus facile à forger, moins délicat et moins métallique : des armes d'hast. Lances et piques principalement, vu le faible coût en matériau, mais aussi fauchard, vouge, guisarme, bardiche et autre hallebarde. On remarquera la mode de percer des évents dans les surfaces métalliques les plus larges.
À Mirinar, les soldats de l'État ne sont pas les seuls à être armés. On trouve au sein de la population beaucoup d'armes de poing, dagues et couteaux en grande majorité, mais aussi plus rarement des cestes contondants ou tranchants. Quant aux armures, les parties métalliques en sont évidemment exemptes, à l'exception de quelques pièces pour celles des hauts gradés. Tissu et cuir constituent les matières principales des spallières, gambisons, heaumes, surcots, etc.